Le dopage dans le cyclisme et Armstrong

Armstrong déchu de ses victoires sur le Tour de France… 

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas le patron du tour de France, Christian Prudhomme mais l’Union cycliste internationale (UCI) qui est le seul organisme habilité à annuler des victoires et classements sur le tour de France. En annulant les victoires d’Armstrong de 1999 à 2005 le Tour de France reste sans vainqueur. Aussi M. Armstrong est prié de rembourser ses primes de victoires, soit 2.95 million d’euros. Officiellement, Armstrong à été effacé de l’histoire du Tour de France.

Aucune victoire d’étape, aucune montée de col ne lui est plus attribuée.

      Depuis les vétérans dopés au vin rouge jusqu’à nos jours seul « les ingrédients » ont évolués. Pourquoi alors les organisateurs  Les intérêts financiers, les organisateurs, les médias et les français avaient fait leur choix déjà. A titre d’exemple, on peut citer une analyse réalisée par des étudiants et concernant les étapes liégeoises du Tour 2012 : repas pour 4500 personnes, plus de 17 millions d’euros dépensés par les 500 000 spectateurs, 6,5 millions de revenus pour l’état belge, pour 4 millions à charge des collectivités pour l’organisation. Des retombées financières trop importantes pour remettre en cause le Tour. Pour les villes étapes c’est aussi une couverture médiatique exceptionnelle touchant 152 millions de téléspectateurs lors du grand départ de Liège, pour 413 heures d’images diffusées à travers le monde, générant autant de bénéfices par la publicité.

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       Le dopage n’est pas une chose nouvelle. On peut remonter à Anquetil, qui avait reconnu ouvertement d’être dopé pendant ses victoires légendaires. Mais Anquetil est un héros français, une légende, en conséquence on ne l’a pas effacé des gagnants et il n’est pas déchu du palmarès, gommé des archives. Aussi il faut noter qu’il était le seul a révéler son dopage à l’époque.  Il aura fallu attendre les confessions multiples de coureurs ébranlés par un système de dopage extrême -certains poussés au dopage alors qu’ils ne sont que des ados, ensuite entrainés aux transfusions sanguines-

    Armstrong est le Cheval Blanc présenté en avant et porté en exemple dans un sport où les limites physiques sont en alerte 90% du temps. L’EPO n’est qu’une possibilité de dopage, il y en a d’autres. Certains produits dopant sont traçables d’autres ne le sont pas encore car il n’y a pas de procédure de contrôle adéquate et en fonction. La procédure de contrôle tout comme les agents en charge du contrôle ne sont pas infaillibles. Le président de l’Agence Mondiale Anti-dopage le reconnait lui-même «  tout le monde se dopait durant l’ère Armstrong  » et il a précisé que pour que la Fédération Internationale retrouve toute sa crédibilité, il faudrait que tous les dirigeants en place durant l’ère Armstrong soit définitivement écartés, ce qui n’est pas à l’ordre du jour. Pour conclure sur la partie conscience et contrôle du dopage on peut se référer aux vitesses moyennes sur le Tour http://fr.wikipedia.org/wiki/Palmarès_du_Tour_de_France les chiffres parlent d’eux mêmes.

    Même les amateurs comme moi-même ont conscience du dopage et de cette injustice entre les coureurs dit d’élite mais dopés et les coureurs « propres ». Par choix personnel ou sous la pression d’un manageur, d’une équipe, le dopage se fait presque Obligation et pourtant le risque est gros. Marco Pantani pour n’en citer qu’un, en a payé le prix de « l’exemple à ne pas suivre », on ne peut qu’espérer que sa mort aura refoulé des candidats potentiels au dopage. Personnellement j’ai rencontré un cycliste semi professionnel qui a refusé les « substances » offertes par ses co-équipiers. La mort de Pantani lui a apporté la réponse : la vie avant tout.

    Travis Tygart de l’USADA qui était en charge de l’enquête sur l’US Postal, a dit « le cas Armstrong ne suffira pas à nettoyer le cyclisme et vaincre ses démons » . Comment nettoyer ce sport rempli d’intérêts financiers trop pesants ?

     Et ne parlons as des laboratoires pharmaceutiques qui crée ces nouveaux produits dopant difficilement détectables, eux aussi ont leurs intérêts, leurs cobayes cyclistes. Ces mêmes laboratoires qui aujourd’hui participent à la mise en place du « passeport biologique de l’athlète ». Ce passeport qui permettra de suivre la conformité de l’empreinte sanguine de chaque cycliste des années avant ses débuts en compétition internationale. Voici un beau projet, une belle promesse d’un sport propre et sans dopage. Mais plus que cela je vois là une opportunité pour les laboratoires pharmaceutiques : ils vont maintenant travailler sur de nouveaux types de produit dopant car là encore les intérêts financiers sont les plus important.

     Le problème du dopage n’est pas nouveau, il n’est pas fini non plus.

Lorsque l’on parle du cyclisme tout le monde reconnait que avec ou sans produits dopant, cette discipline n’est faite que pour les têtes dures prêtes à endurer la souffrance pour un maillot à pois et surtout pour ce sentiment que rien n’est insurmontable : montagnes et victoires sont ici, là, devant, à quelques coups de pédales et accélérations cardiaques.

Pour le spectateur moyen faire une étape de 200km en montagne est tout juste Impossible. Alors regarder des athlètes capable de gravir des montagnes et boucler une étape en quelques heures c’est un miracle dopage ou non dopage il faut être « fou » pour endurer de telles souffrances. Pour moi amateur je sais qu’aucun col n’est insurmontable. Il suffit d’entraînement et d’une volonté de fer, capables de me faire oublier la souffrance de mes muscles. Une fois arrivée en haut, la souffrance s’efface et peut importe mon temps, une fois en haut je suis première (dans ma tête).

    J’ai vaincu mon pire ennemi et mon meilleur allié : moi-même. Et en rêvant un peu les montagnes se succèderont jusqu’à la frontière politique, puis viendront les plaines, les déserts, les frontières naturelles et polices s’enchaînerons pour toujours garder ce sentiment, J’ai vaincu mon pire ennemi et mon meilleur allié : moi-même.          

                                                                                                                                A mon vélo.

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2 commentaires pour Le dopage dans le cyclisme et Armstrong

  1. MsieurG dit :

    Merci pour ton lien, je ne connaissais pas! nous avons beaucoup d’amis qui sont aborigenes. Bravo pour tes aventures! Il faudra passer a Penghu c’est la plus belle ile du monde!

    • fleurcmoi dit :

      Voilà une réponse bien tardive de ma part. Si tu savais Penghu est la seule est unique destination prévue pour des vacances/ voyage de noces. On a pas encore pris le temps de prendre des vacances et on s’est mariés sans voyage de noces. Là on a changé de continent on est à Montréal jusqu’en février. Nouvel environnement, nouveau mode de vie. J’espère bien un jour avoir des vacances avec mon mari pour aller sur Penghu. Votre maison avance bien, elle fait rêver…c’est du beau travail !

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